En participant au projet ITER, Fischer Connectors poursuit son héritage tout en soutenant une initiative qui s’attaque à l’un des grands défis de notre époque : le développement de solutions énergétiques durables pour l’avenir.
Fischer Connectors contribue au projet ITER avec des solutions hermétiques sur mesure
24 avril 2026 · 5 durée de lecture (min)Le projet de réacteur thermonucléaire expérimental international (ITER, International Thermonuclear Experimental Reactor) est l’un des projets énergétiques les plus ambitieux au monde. Il vise à démontrer la faisabilité scientifique et technologique de l’énergie de fusion à des fins pacifiques, dont l’un des éléments essentiels serait de parvenir à une production d’énergie de fusion durable. L’Organisation ITER, basée dans le sud de la France, a pour objectif de promouvoir la coopération entre les membres du projet ITER.
En janvier 2026, lorsque les entreprises suisses ont pu reprendre leur participation à ITER (voir l’actualité « La Suisse rejoint à nouveau ITER »), Fischer Connectors, qui fait partie du groupe Conextivity dont le siège est en Suisse, a lancé un projet visant à contribuer au projet ITER en fournissant des connecteurs hermétiques et des solutions de câblage spécialement conçus pour répondre aux exigences strictes de cet environnement extrême. Cette implication intervient à un moment où la demande mondiale en solutions énergétiques fiables et durables ne cesse de croître, renforçant l’importance des technologies de pointe capables de soutenir les systèmes énergétiques de nouvelle génération.
En phase avec le cœur de métier et les capacités d’innovation de l’entreprise
La participation de Fischer Connectors s’inscrit naturellement dans le prolongement de son cœur de métier et de ses capacités de personnalisation.
L’entreprise jouit d’une longue tradition d’innovation dans le domaine de la connectique, ancrée dans son histoire : son fondateur a été le pionnier du premier connecteur hermétique au monde. Cet héritage continue d’orienter l’entreprise vers les technologies d’étanchéité haute performance, particulièrement adaptées aux applications exigeantes telles que les environnements nucléaires et énergétiques.
Les connecteurs hermétiques sont généralement utilisés pour les enceintes sous pression, les instruments de test et de mesure tels que les spectromètres de masse et les microscopes électroniques, ainsi que pour les applications sous vide telles que les pompes et les chambres à vide destinées aux dispositifs de surveillance et de sécurité en recherche nucléaire.
Ceci est bien illustré par la relation de longue date de l’entreprise avec le CERN, l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire basée à Genève, en Suisse, où des dizaines de milliers de connecteurs hermétiques Fischer fonctionnent sans faille depuis des décennies dans des instruments de mesure, des cryostats, des pompes et chambres à vide, ainsi que dans des dispositifs de surveillance et de sécurité.
Le projet de connectivité mené en collaboration avec l’Organisation ITER témoigne également de la capacité reconnue de Fischer Connectors à concevoir et à fournir des solutions sur mesure pour des applications complexes. L’entreprise a d’ailleurs renforcé ses équipes en recrutant des spécialistes dédiés au développement de solutions sur mesure pour le projet, notamment des connecteurs de traversée. Ces connecteurs permettent aux signaux électriques et à l’énergie de traverser en toute sécurité des barrières étanches sans compromettre le confinement. Ils sont conçus pour résister à des conditions extrêmes – telles que les rayonnements, la haute pression et les températures élevées – tout en conservant une étanchéité parfaite et une fiabilité à long terme.
Le projet de connectivité est mené par le centre de R&D du groupe Conextivity en Suisse et l’équipe de sa filiale française, Fischer Connectors France (basée près de Paris), en étroite collaboration avec des spécialistes en technologie et en matériaux à travers l’Europe, reflétant l’effort coordonné à l’échelle internationale qui sous-tend le programme visionnaire d’ITER.
(Les opinions exprimées dans cet article sont celles de Fischer Connectors uniquement et ne représentent pas la position officielle de l’Organisation ITER.)



« ITER représente une convergence de recherche avancée, d’expertise industrielle et de vision à long terme – et cet environnement correspond parfaitement aux atouts de Fischer Connectors en ingénierie, recherche et développement et innovation. ITER s’inscrit dans le prolongement naturel de notre expertise en matière de connectivité hermétique et de notre engagement de longue date dans des applications scientifiques et énergétiques exigeantes. Ce projet rassemble à la fois les défis techniques, l’esprit de collaboration et la perspective à long terme qui correspondent à notre approche de l’innovation et du développement de solutions.»
— Jonathan Brossard, CEO du groupe technologique Conextivity auquel appartient Fischer Connectors, et Romain Lacroix, directeur général de Fischer Connectors France

ITER en quelques chiffres
150 millions de degrés Celsius – Température à l’intérieur du tokamak ITER, soit dix fois celle qui règne au cœur du Soleil.
23 000 tonnes – Poids du tokamak ITER, soit trois fois celui de la structure métallique de la tour Eiffel.
Deux fois la poussée d’une navette spatiale au décollage (60 méganewtons ou 6 000 tonnes) – Force à laquelle doit pouvoir résister la structure du solénoïde central du tokamak ITER, l’électroaimant de 1 000 tonnes placé dans l’axe de la machine.
500 MW – Quantité d’énergie qu’ITER devra produire pendant 400 à 600 secondes à partir d’un apport externe de 50 MW, soit un gain d’énergie d’un facteur 10 (Q ≥ 10) ; record de puissance de fusion, détenu par le tokamak européen JET (retiré du service) : 16 MW pour 24 MW apportés (Q = 0,67).
60 terrains de football ou 42 hectares – Surface de la plateforme ITER du site situé à Saint-Paul-lès-Durance, dans les Bouches-du-Rhône.
Près de 5000 personnes travaillent aujourd’hui dans les bureaux et sur le site ITER.
(Chiffres et photos : ITER en chiffres)
Pour en savoir plus sur ITER et la participation suisse :
- Secrétariat d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI) : ITER / Fusion for Energy
- Newsline ITER, 25 novembre 2025: La Suisse rejoint à nouveau ITER
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